Sélectionner une page

Le Conseil de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF) discute la bonne gouvernance financière

Le financement du développement nécessite des fonds considérables, et c’est particulièrement vrai pour Madagascar qui est actuellement en voie vers l’émergence. Par ailleurs, le développement devrait de financer essentiellement par des ressources propres ; et la réussite d’une émergence qui a été financée majoritairement par des financements internes rehaussera d’autant la fierté nationale. Un tel financement interne n’est pas impossible si tous les fonds ainsi perdus par la mauvaise gestion des ressources publiques, ainsi que les taxes et droits que l’Etat n’a pu percevoir à cause par exemple de la concurrence déloyale, rentraient bien dans les caisses de l’Etat et sont utilisés à bon escient.

Des centaines de milliards d’Ariary manquent chaque année dans les caisses de l’Etat à cause de la mauvaise gestion des finances publiques. Ces données ont été révélées durant la journée de réflexion sur la bonne gouvernance financière organisée par le Conseil de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF) à l’occasion du premier anniversaire de son opérationnalité, le 10 octobre 2019 à l’hôtel Carlton, Anosy, Antananarivo.

Une étude réalisée par le CDBF sur la pratique en matière de recouvrement des recettes publiques a été présentée en début de séance, avant les prises de parole du Directeur Général du CDBF, M. Julien Razafindrakoto et M. Constantin Grund, Représentant Résident de la Fondation Friedrich Ebert. Durant l’après-midi, une conférence-débat sur la bonne gouvernance en matière de recettes publiques a eu lieu, à laquelle ont participé à part le CDBF, M. Germain, Directeur Général des Impôts et un de ses collaborateurs ; M Heritiana Ravelojaona, Directeur de la Gestion des Activités Minières, et Mme Sylvie Gilbert, Directeur Interrégional des Mines et des Ressources Stratégiques pour la province de Toamasina ; et M. Alain Razakatoanina de la Direction Générale du Trésor. Les contributions du public portaient surtout sur des questions de procédure et également sur les allocations des parts des collectivités.