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Les jeunes ont leur place dans les négociations internationales sur le climat

En décembre 2019 aura lieu à Madrid 25ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), la COP25. Bien que les négociations qui auront lieu dans le cadre de cette conférence seront surtout une affaire gouvernementale, les jeunes y ont également une part, dès la formulation des positions au point de vue national, aussi bien que la participation à terme à ces négociations et le processus y conduisant.

Durant la 4ème et dernière session de la formation de jeunes leaders luttant contre le changement climatique (YLFCC), Mme Lovakanto Ravelomanana, Directeur du BNCCC-REDD+, a présenté les bases des négociations internationales sur le climat, particulièrement les COPs ; et a par la suite discuté des spécificités de l’Accord de Paris. Comme les négociations internationales ont lieu au sein des Nations Unies et dans le cadre de groupes de négociations, M. Omer Laivao, Point Focal National sur les Changements Climatiques, a indiqué les groupes de négociations dont Madagascar fait partie, et les thématiques de négociations de ces groupes, notamment des PMA. Il a particulièrement fait état du déroulement au quotidien des négociations en indiquant les détails pratiques auxquels un négociateur doit faire attention. Mme Katia Mahery Rakotonirina, une ancienne participante au YLFCC qui a déjà assisté à deux COPs, a par ailleurs exposé sur la participation des jeunes aux COPs.

Dans la composante développement personnel, M. Andry Rakotonanahary, Consultant Formateur, a traité des techniques de négociations et de la modération de débat, avant d’initier la gestion de séparation, vu que la formation tirait sur sa fin, et s’est terminée le 31 octobre dans l’après-midi par la cérémonie de sortie de promotion.

Le changement climatique ne connaît pas les frontières, et la lutte contre ce phénomène se fait également sur le plan global. Les négociations sur cette lutte se passe malheureusement de manière inégale, les pays du Sud étant désavantagés sur plusieurs plans, allant de la taille des délégations jusqu’aux capacités. Il est ainsi d’autant plus important de former et d’intégrer les jeunes dans ces négociations, car nombreux d’entre eux sont déjà engagés dans cette lutte et ont démontré leur activisme.