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Le débat à l’hôtel de Ville a été le théâtre de joute oratoire entre les candidats pour la mairie d’Antananarivo

Le débat entre les candidats pour être le Maire de la Ville d’Antananarivo a été l’une de ces rares occasions de voir apparaître les cinq prétendants pour parler de leur vision, leur programme mais surtout des solutions concrètes pour rendre à la ville des milles sa beauté et sa fierté d’antan.

Modéré par Abraham Razafy (TVplus) et Dr. Hanta Andrianasy (FES), ce débat qui s’est tenu le 14 novembre à l’hôtel de Ville d’Antananarivo a été le théâtre de joute oratoire entre les candidats qui n’ont pas dit les choses à demi-mots. L’assistance a pu se faire une idée sur chaque profil des candidats allant d’un candidat qui se dit pouvoir sortir Antananarivo à partir de « rien », jusqu’à un candidat qui par son programme de 4 ans, veut faire le « pacte » de sortir Tana de sa misère.

La salle des conseils de l’hôtel de ville a été comble et l’effervescence des sympathisants se ressentait. Mais les chaises remplies n’empêchaient pas non plus le grand public de regarder une diffusion simultanée dans le hall. Le débat a été modéré de manière à ce que les candidats ont pu successivement parler de leurs visions et leurs valeurs, le contenu de leurs programmes et leur réalisation, l’application de la redevabilité aux élus en rapport avec la population, leur stratégie pour instaurer une collaboration effective entre le CUA et l’Etat central en ce qui concerne le financement et les prises de décision.

Pour chaque argument avancé, les messages des prétendants à la magistrature de la ville reflètent déjà leur priorité. Le candidat Eliace Ralaiarimanana aimerait que les prises de décision doit se faire d’une manière ascendante à commencer par les Fokotany. Le candidat Rina Randriamasinoro veut une meilleure gestion au niveau de l’administration de la CUA en élaborant et appliquant un manuel de procédure. Pour résoudre les problèmes de circulation, le candidat Alban Rakotoarisoa opte pour la délocalisation des marchés éphémères dans chaque fokontany. Expliqué dans son « velorano », le candidat Naina Andriantsitohaina veut prouver à la population d’Antananarivo que les projets communaux peuvent très bien se compléter aux projets présidentiels avec une harmonisation des actions entre l’Etat central et la CUA. Enfin pour le candidat Feno Harison Andrianjoelina il est impératif de faire un audit sur les quelques milliards d’Ariary que la CUA a utilisée à mauvais escient selon lui, c’est seulement à partir de cela qu’Antananarivo puisse commencer à se reconstruire.


RFI 15.11.2019: Madagascar: débat télévisé pour les cinq candidats à la mairie d’Antananarivo