« Le Baromètre des Médias Africains, première analyse locale du paysage médiatique en Afrique, cas de Madagascar 2019. »

Le Baromètre des Médias Africains (AMB) est une analyse menée pour évaluer l’environnement médiatique d’un pays donné en vue surtout d’apporter des réformes dans ce secteur.
Une nouvelle édition a été lancée en 2019 pour le cas de Madagascar qui nous permet justement d’apprécier l’évolution de la situation médiatique du pays suite à la dernière édition qui a eu lieu en 2016.

La discussion dans cette édition sera axée surtout sur la liberté d’expression et la liberté de la presse qui reste un sujet suscitant encore beaucoup de questionnement.  “Si la loi portant Code de la communication médiatisée adoptée et en vigueur depuis le 14 juillet 2016 promeut la liberté d’expression et la liberté de la presse, certaines dispositions de cette loi sont répressives et ont d’ailleurs déjà été dénoncées par les Médias et la Société civile lors de son adoption.  Elle est en cours de révision au parlement, au moment de la session du panel de ce baromètre 2019 ».

L’exercice de la liberté d’expression et la liberté de la presse semble encore flous et ont d’ailleurs « connu un recul » selon l’étude menée. En effet, les journalistes semblent ne plus oser « parler véritablement » de ce qui se passe et font extrêmement attention à ce qu’ils publient par peur des représailles, notamment en ce qui concerne les sujets qui touchent le gouvernement. Mais il arrive tout de même des cas, selon encore l’étude, où nous notons un mauvais traitement des informations par les journalistes qui ont tendance à oublier leur objectivité sur un sujet donné.

Mais les organes de presses connaissent eux aussi des difficultés du fait par exemple du marché publicitaire, source principale de revenu, qui n’est pas assez vaste à Madagascar pour leur assurer une viabilité et une bonne rentabilité. Prenons également le cas de la presse écrite qui ne bénéficie d’aucun système d’aide. Malgré la signature de l’accord de Florence sur la détaxation des intrants utilisés par les médias, « le papier ainsi que les matériels nécessaires à leurs fonctionnements demeurent encore soumis au taxe. Seuls quelques organes proches du pouvoir peuvent bénéficier de cet appui ».

En ce qui concerne la liberté sur internet et les réseaux sociaux, l’Etat n’exerce aucun blocage de contenu. Toutefois, une haute surveillance a été mis en place à travers des cellules contre la cybercriminalité même si, rappelons-le, le pays n’a pas encore une politique claire sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

« Les organisations des journalistes et de la société civile ne défendent pas activement la cause de la liberté de la presse » … malgré que nous soyons sur une petite voie de progrès avec le nouveau syndicat de journalistes qui se met en place ou encore grâce aux associations professionnelles actives … « Les conditions de vie des journalistes demeurent déplorables » et beaucoup d’efforts devraient encore être menés afin de créer un environnement médiatique stable et pérenne (…)

Le présent panel du Baromètre des Médias Africains nous livrera justement des analyses pertinentes qui nous serviront d’instruments pour améliorer cet environnement médiatique.

Vous pouvez télécharger les résultats ici :