Pourquoi faut-il considérer la dimension genre au niveau des services publics, des décisions et du travail en général au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA)? C’est pour garantir l’égalité de chance, l’équité et la justice sociale de toutes catégories de personnes, de professions ou de confessions religieuses issues de diverses catégories socio-économiques.

Dans ce cadre, la CUA élabore un document de politique Genre avec l’expertise de SiMIRALENTA et en partenariat avec la Friedrich-Ebert-Stiftung. Il s’agit d’un outil politique permettant de mettre en place les conditions nécessaires pour l’égalité de chances et l’équité parmi les hommes et les femmes issus des diverses catégories socio-culturelles, professionnelles, … Cette initiative s’inscrit dans une perspective d’égalité de Genre, de bonne gouvernance et de justice sociale et rejoint l’esprit de la territorialisation des politiques publiques.

La Commune Urbaine d’Antananarivo fait partie des premières collectivités locales qui se dotent d’une politique Genre. Madame Jessica Lolonirina Nivoseheno, membre du Conseil Communal de la Jeunesse, affirme que « l’élaboration de la politique genre par la CUA doit devenir une référence au niveau National, car cette politique constitue un outil de développement ».

Monsieur Guy Razafindralambo, Directeur de Cabinet du Maire de la CUA, souligne d’ailleurs que cette politique genre est très importante pour la ville d’Antananarivo, qui compte des milliers de personnes : femmes, hommes, issues de différents milieux et catégories sociales. Pour qu’aucune personne ne se sente exclue, mais puisse bénéficier de manière inclusive au développement, nous avons besoin de mettre en place cette politique, qui rejoint aussi le Veliran’Iarivo du Maire de la ville”.

A cet effet, le draft du document de politique Genre de la CUA a été présenté le mercredi 15 septembre 2021 dernier, à l’hôtel Panorama Andrainarivo pour avoir, dans un premier temps, les retours, remarques et suggestions de ses directions, de ses arrondissements, de ses conseillers municipaux.

Madame Bodo Robeliarisoa, Chargée de mission auprès de la CUA, considère que “le plus important dans cette démarche c’est la mise en place de l’égalité femme-homme, ensuite la possibilité pour les femmes d’avoir accès à des postes de décisions au niveau de la CUA, par voie de promotion interne ou de concours. Et enfin, pour permettre aux femmes enceintes, allaitantes, ou ayant des enfants en bas âge de continuer à travailler grâce aux dispositifs genrés insérés dans la Commune, à l’exemple des crèches ». Par ailleurs, Madame Lalatiana Ravololomanana, Conseillère Municipale et Présidente de la commission Bonne gouvernance, estime que « pour une gestion inclusive de la ville, nous avons besoin de cette politique Genre. Il est aussi important de rendre accessible au grand public la portée de cette politique Genre. A travers cette politique, nous pouvons constater les efforts du Maire dans sa démarche pour faire participer toutes les catégories sociales dans sa vision “Ny Tananantsika”.  

Dans un second temps, l’objectif de l’atelier a été de présenter le contenu de ce document politique auprès des partenaires techniques et financiers, éventuels collaborateurs de la CUA pour le volet Genre. Des premières réflexions ont été ainsi échangées sur le développement du Grand Tana et la prise en compte du Genre dans l’administration de la CUA, notamment pour le processus budgétaire et le cadre statistique.

Après validation, un lancement officiel sera prévu pour faire connaître au grand public les grandes lignes de ce document politique Genre de la Capitale de Madagascar.