L’Alliance pour L’Industrialisation Durable a présenté le 20 juin 2019 la 3ème édition du Baromètre de l’Industrialisation de Madagascar. Le Baromètre de l’Industrialisation de Madagascar, projet appuyé par la FES Madagascar, est un instrument de mesure de progrès ainsi qu’un instrument de lobbying auprès des autorités et de l’opinion publique. Il est basé sur une étude régulière des perceptions de différents acteurs du secteur industriel (travailleurs, grandes industries et PME). A cet effet, il sert aussi d’outil de référence et de prise de décision pour ceux qui sont dans le secteur et ceux qui projettent d’y investir Le Baromètre a été présenté par le Président du CREM, M. Rado Ratobisaona, le CREM ayant réalisé ce baromètre, après une introduction par le nouveau Président de l’Alliance, M. Rivo Rakotondrasanjy.

Le Baromètre utilise trois indices distincts, évalués sur une échelle de 0 à 100, qui sont calculés sur la base des scores attribués aux réponses pour chacune des questions relatives aux indices respectifs. Ainsi, dans ce 3ème Baromètre, l’Indice global est de 47, ce qui qui indique que le climat global du secteur industriel se trouve dans une situation moyenne. L’indice social est évalué à 78, reflétant un bon climat dans le secteur. Cet indice social est calculé sur la base des satisfactions des travailleurs par rapport à leurs conditions, des niveaux de leurs motivations, ainsi que de leurs différentes perceptions de la situation actuelle. Enfin, l’indice de la conjoncture future, qui est calculé sur la base des projections pour les trois à six mois à venir concernant la situation du secteur industriel, est estimé à 78. Le rehaussement de cet indice peut se traduire par une perspective plus ou moins prometteuse sur le climat futur du secteur.

Il a été mentionné néanmoins, qu’afin d’entretenir l’optimisme des acteurs et de soutenir le processus d’industrialisation à Madagascar, l’Etat doit honorer ses promesses (Velirano) et doit poursuivre les objectifs inscrits dans la PGE. Il s’agit notamment de l’objectif de « doubler la production énergétique sous 5 ans et de réduire le tarif de l’énergie » ; de l’objectif de « l’industrialisation à grande échelle et de l’incitation à la production locale » ; ainsi que de « la priorisation absolue de la paix et de la sécurité ».