Politikà 23: Droit de regard sur la presse

Politikà 23: Droit de regard sur la presse

Ça y est! L’édition numéro 23 de la revue Politikà est sortie. Cette fois, focus sur la presse. Sont soulevés dans cette édition la situation de la presse à Madagascar, notamment les enjeux et les défis, l’avenir et le devenir du journalisme, et enfin les écoles de journalisme face au changement du métier. Des portraits de journalistes de renom sont également dressés dans ce numéro.

Politikà 23 est disponible auprès de la FES Madagascar, Villa Martrat Ankadifotsy. Le bureau est ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 17 heures.

Bonne lecture !

Vous pouvez également télécharger la version électronique sur ce lien https://fes.mg/wp-content/uploads/2021/08/FES-PK-23-1-1.pdf

Young Leaders Fighting Climate Change – Reloaded, c’est reparti !

Young Leaders Fighting Climate Change – Reloaded, c’est reparti !

En ces temps où la Covid-19 demeure une préoccupation centrale, il ne faudrait pas oublier ce fléau qui tue à petit feu : le changement climatique. Avoir des connaissances à jour est primordiale pour y faire face. La Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) relance ainsi le programme YLFCC pour 2021.

Du 23 au 25 juin dernier, 8 jeunes alumni du programme Young Leaders Fighting Climate Change (YLFCC) issus des promotions précédentes ont repris les bancs de la formation pour une session intitulée « Rappel général ; la lutte contre le changement climatique depuis la COVID-19 ». Sélectionnés pour leurs projets et l’activisme continu dont ils ont fait preuve, ils ont pu revoir lors de ces quelques jours des notions fondamentales pour mieux lutter contre le changement climatique (CC). C’était le cas lors des échanges avec le point focal national de la Convention Cadre des Nations Unies (CNUCC), Dr. Michel Omer Laivao, qui avait fait une revue des principaux textes et structures internationaux concernant le changement climatique. Les stratégies d’atténuation et d’adaptation ont été également réexpliquées par le point focal. La pandémie ayant chamboulé les habitudes mondiales dans tous les domaines, discuter de la relation pandémie et CC était impératif. Le Directeur du Bureau National des Changements Climatiques et de la REDD+ (BNCCREDD+), Madame Lovakanto Ravelomanana, a donc abordé ce sujet tout en expliquant comment le combat peut être continué malgré le contexte.

Le second jour, Dr Michel Omer Laivao a présenté aux participants les priorités mondiales concernant le CC. Ils ont notamment appris les objectifs et les principaux défis rattachés à la mise en œuvre des différentes stratégies internationales pour la lutte contre le CC. Madame Katia Mahery Rakototinirina, activiste membre du Groupe Thématique Changement Climatique et de l’ONG Maharitra, a ensuite mené une réflexion sur le rôle des jeunes dans la lutte contre le CC. Elle  a mise en relief les initiatives nationales et internationales tout en analysant les défis restants et les améliorations à apporter. La nécessité de fédérer devant cette lutte commune en est ressorti.

 Le dernier jour, dans la matinée, Monsieur Zo Rakotomavo, Chef de Service de la Recherche Hydrométéorologique au sein de la Direction Générale de la Météorologie (DGM), a fait un tour d’horizon des données climatiques et leurs importances. Avoir une base scientifique bien établie est un atout majeur pour mener la lutte contre le CC. Cela permet à la fois de mieux comprendre les phénomènes météorologiques à venir, d’étayer ses arguments pour les plaidoyers et de définir les plans d’actions les plus adaptés aux situations à venir.

Outres ces thématiques, le développement personnel des participants n’a pas été négligé durant les trois jours. Les YLFCC-iens ont eu l’occasion d’évaluer leur activisme, de revisiter leur capacité de révélation et de rédiger le plan de développement de leur activisme. Tout cela devrait les aider dans leurs projets qu’ils développeront chacun au cours des sessions à venir.

Aventure à suivre …

Nota : Le programme Young Leaders Fighting Climate Change (YLFCC) a été initié en 2017 par la FES pour renforcer les capacités de jeunes leaders engagés dans la lutte contre le changement climatique. Trois promotions ont suivi la formation jusqu’en 2019.

Bilan à mi-mandat: Tout est sous-contrôle?

Bilan à mi-mandat: Tout est sous-contrôle?

L’édition numéro 22 de la Revue Politikà est sortie. Cette fois, cap sur le bilan de la mi-mandat du président de la République, Andry Rajoelina. Deux ans et demi après son élection et son investiture, est-ce que tout est sous-contrôle? C’est la question principale. La revue, avec la contribution des membres de la société civile et des politiciens, scrute les volets politique, économique, social, voire sportif de cette mi-mandat. Ne manquez pas également les résultats des enquêtes menées par l’agence ATW, toujours sur ce thème.

Récupérez votre revue au bureau de la FES Madagascar, Villa Martrat Ankadifotsy, ou téléchargez la version électronique sur ce lien https://fes.mg/wp-content/uploads/2021/06/210621-PK22-SFP.pdf

Vous pouvez également faire votre lecture ici-même.

Consommation locale: Quels en sont les enjeux?

Consommation locale: Quels en sont les enjeux?

Malgré les nombreuses tentatives d’industrialisation initiées depuis l’indépendance, le constat reste le même, l’industrie locale peine à se développer. D’après le dernier rapport sur le poids du secteur secondaire et des entreprises industrielles membres du SIM dans l’économie (PWC, 2020), l’industrie ne génère que 15% du PIB en 2019. Une émission débat a été réalisée pour discuter ensemble des enjeux de la consommation locale afin d’apporter des éclaircissements sur la situation actuelle et quelques pistes d’amélioration

Promouvoir les industries locales pour relancer la croissance et le développement

Les industries locales, créatrices de valeur ajoutée, sont pourtant les moteurs de la croissance, de l’indépendance économique et du développement. De même, elles contribuent de manière importante à la création d’emplois stables et décents comparés aux autres secteurs de l’économie. Pour la période 2018-2019 par exemple, 5 576 emplois ont été créés par le secteur secondaire soit 16% du total des emplois formels créés dans l’économie nationale. Selon Rakoto-David Olivaniaina, PCA du CREM, “nous devons promouvoir notre industrie locale pour qu’il y ait un impact sur la vie de la majorité des malagasy”.

L’État s’est engagé dans un processus d’industrialisation du pays à travers ses politiques et stratégies, notamment, la Politique Industrielle de Madagascar en 2014, la loi sur le développement industriel de Madagascar (LDIM) en 2018 ; les Velirano de l’IEM ainsi que la PGE de 2019. D’après Njivatiana Rakotoarivonona, Directeur de l’Emergence Industrielle au niveau du MICA, des stratégies de promotion de l’entreprenariat sont déjà mis en œuvre au niveau national, entre autres par la promotion de l’ODOF (“one district, one factory”), la mise en place de parcs industriels, et le contrôle des produits vendu sur le marché.

Une concurrence déloyale des produits importés

Malheureusement, la production locale fait face à une concurrence de plus en plus rude des produits importés. D’après Gabriel Harison, entrepreneur, membre du FIVMPAMA, le milieu entrepreneurial local fait face à beaucoup de contraintes (sécurité, Energie, qualification des travailleurs, accès au financement, etc.), ce qui l’empêche de rivaliser sur les prix. La diminution de la demande intérieure qui se tourne de plus en plus vers les produits d’importation contraint pourtant les entreprises locales à réduire leur production, limiter leurs effectifs et freiner leurs développements. Selon toujours Rakoto-David Olivaniaina, du CREM, “notre dépendance vis-à-vis des produits d’importation tant en produits de consommation qu’en intrants industriels, ne fait qu’accroître notre pauvreté”.La nécessité de relancer les industries par le soutien de la demande Même si les consommateurs veulent privilégier les produits d’origine malagasy, ils sont limités par leurs moyens financiers et ne peuvent se rabattre que sur les produits les moins chers sans se soucier de la provenance et de la qualité des produits qu’ils achètent d’après les propos de Tiana Rabarison, président du FIMZOMPAM. Ce constat est renforcé par Remi Botoudi, coordonnateur de la CTM, qui affirme que le salaire des 60% des travailleurs tourne encore autour du salaire minimal de base.

Transparence dans le secteur Energie

Transparence dans le secteur Energie

Apporter de la « lumière », par une transparence des procédures et des transactions, telle est la vocation de la convention de partenariat qui a été signée dans les locaux du Ministère de l’Energie et des Hydrocarbures (MEH). Pourrait-on espérer une amélioration de la qualité des services et une sécurité aux investissements dans le secteur Energie suite à ce partenariat ?
 
En effet, le secteur Energie enregistre une série de réformes afin de rattraper le retard énergétique de Madagascar, sachant que 16,6% de la population seulement ont accès à l’électricité actuellement. Sur la base des réformes menées, des stratégies appropriées et des mécanismes de contrôle permettraient d’instaurer des pratiques de transparence et de bonne gouvernance, de réduire, voire éviter les pratiques corruptives, notamment dans le secteur Electricité.
 
Pour la concrétisation de cette démarche, une convention a été signée le vendredi 21 Mai 2021 entre le Ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH), représenté par son Secrétaire Général, Monsieur Andrisoa Andriantongarivo, le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), représenté par son Directeur Général, Monsieur Laza Andrianirina, le projet Promotion de l’Electrification Rurale par les Energies Renouvelables de la Coopération allemande à Madagascar (GIZ-PERER), représenté par son Directeur Madame Monika Rammelt, et la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) en la personne de son Représentant-Résident Monsieur Constantin Grund.
 
Cultiver l’intégrité nécessitera l’identification et l’analyse des risques liés à la corruption dans le secteur Energie, la mise en place des structures anti-corruption (STAC), l’élaboration et la mise en œuvre de la Politique Interne de Lutte Contre la Corruption (PILCC) ainsi que l’instauration des systèmes et procédures transparents, avec le leadership du MEH et avec la participation des acteurs concernés. Le MEH est ainsi l’acteur principal de ce processus de réformes et de lutte contre la corruption. Il assurera l’implication de ses démembrements concernés par ce projet, dont l’ORE, l’ADER et la JIRAMA, tandis que le BIANCO, avec son nouveau Mode Opératoire “Faire-Faire” (MOFF) l’accompagnera et l’appuiera. La GIZ-PERER, apportera une partie des ressources nécessaires pour la bonne exécution du projet, et la FES contribuera dans la promotion du dialogue entre les acteurs et dans la diffusion des informations.
 
La convention prend effet dès sa signature et prendra fin au mois de mars 2022. Parmi les effets escomptés, une égalité de traitement de tous les opérateurs et une concurrence libre et loyale, afin de motiver les acteurs, également une amélioration de la qualité des services dans le secteur Eléctricité, et surtout des citoyens éduqués adoptant une attitude intolérante à la corruption, aux infractions assimilées et à toutes autres formes de malversation.