Cela ne peut être qu’un début

Cela ne peut être qu’un début

Les voilà, les participants de la XVIIè promotion du Youth Leadership Training Program de la FES Madagascar ! Nous les félicitons pour avoir complété cette formation enrichissante. Ayant porté sur l’engagement politique et social à Madagascar et visant à renforcer les capacités des futurs leaders, la formation aboutit après 9 sessions intensives.

Ils sont cette année 23 jeunes leaders issus d’horizons divers, de l’administration publique, du secteur privé, des organisations de la société civile, et des partis politiques à avoir suivi le parcours. La formation a abordé la gestion de crise – Covid-19 et changement climatique – laquelle a permis une vision globale de ces deux problématiques mondiales qui impactent le local. La session sur le digital quant à elle vient témoigner l’alignement du programme sur la politique nationale en matière de digitalisation mais aussi aux ambitions de la coopération germano-africaine dans le domaine de la numérisation. Enfin, cette année, le voyage d’immersion et de découverte dans le Sud de Madagascar (Taolagnaro, Amboasary Atsimo et Ambovombe) a permis à ces jeunes leaders de comprendre et lier entre elles les problématiques caractéristiques du Sud à savoir le climat, l’eau, la nutrition et la sécurité.

Vendredi dernier, 26 novembre 2021 à l’Hôtel Carlton s’est tenue la cérémonie de sortie de la XVIIè promotion de formation en leadership YLTP. Elle s’est déroulée en présence de Rindra Hasimbelo RABARINIRINARISON, la Ministre de l’Économie et des Finances et marraine de la promotion, de Monsieur Andry RAMAROSON, Ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, de SEM Günter Leo OVERFELD, Chargé d’Affaires de la République Fédérale d’Allemagne à Madagascar et de nombreux invités d’honneur ainsi que des Alumni du programme YLTP.

Les déclarations personnelles des participants ont montré le fort engagement des YLTPiens pour leurs secteurs respectifs et pour un développement démocratique et durable à Madagascar, ainsi que leurs ambitions et objectifs individuels. Cela a également été confirmé par les discours des représentants de la promotion Hanitrantenaina FANOBOHA et Jean Kinnear BETSARA : « Chacun d’entre nous a ses propres visions XXL », qui ont cependant toutes un point commun, à savoir prendre des responsabilités, avoir un impact et apporter un réel changement à Madagascar, dit Hanitra.

Le programme YLTP est un programme qui change la vie des participants en leur apprenant à avoir un esprit ouvert, comme le confirme la ministre – elle-même ancienne participante au programme YLTP. En même temps, la promotion montre que la participation au YLTP ne renforce pas seulement les personnalités et élargit les horizons de chacun, mais qu’elle forge aussi des amitiés pour la vie.

Maintenant, après les riches aventures du YTLP, ces jeunes leaders vont faire face aux différents défis de Madagascar. Vu la détermination des participants, nous pouvons être sûrs que chacun d’entre eux apportera sa contribution au changement positif à Madagascar dans son domaine respectif.

Alerte rouge!

Alerte rouge!

Pour cette édition numéro 24, le magazine Politikà se penche sur le changement climatique. Ce fléau qui touche toutes les régions du monde avec des phénomènes extrêmes, va s’amplifier dans les prochaines décennies. Madagascar n’échappe et n’échappera pas aux impacts. D’autant plus que la Grande île est classifiée comme le troisième pays ayant des “risques de conditions climatiques extrêmes ” le plus élevé. Ce numéro spécial de Politikà analyse et détaille de long en large le changement climatique, ses effets, les solutions avec une investigation exclusive sur le Kere dans le grand Sud.

Vous pouvez vous procurer cette édition spéciale auprès de la FES Madagascar, Villa Martrat Ankadifotsy. Le bureau est ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 17 heures. Le magazine est également disponible ici:

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Appels à candidatures

Appels à candidatures

JOURNALISTE PERMANENT (e) de la rédaction de Politikà
Antananarivo, Indépendant
Deadline: Dimanche 31 octobre
Coordonnateur du programme « GOUVERNANCE ELECTORALE »
Antananarivo
Deadline: Dimanche 31 octobre 2021
Coordonnateur du Programme ECONOMIE SOCIALE
Antananarivo
Deadline:Dimanche 31 octobre 2021
Justice environnementale : Un immense défi à relever

Justice environnementale : Un immense défi à relever

« Justice administrative et Environnement ». Ainsi a été intitulé le colloque international qui s’est déroulé au Novotel Convention  Alarobia, Antananarivo, du 18 au 21 octobre. L’événement de haut niveau placé sous le patronage du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable et du Conseil d’Etat de Madagascar était organisé par l’Association Nationale pour la Justice Administrative (ANJA) et a bénéficié de l’appui financier de la Friedrich-Ebert-Stiftung.

Le dialogue multi-acteurs a cherché à développer des solutions pour une transformation socio-écologique en vertu de laquelle le juge administratif a un rôle crucial à jouer dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.  Dix-huit interventions ont ponctué les trois journées durant lesquelles des experts nationaux et internationaux se sont succédés pour animer les échanges. Le colloque a pu bénéficier de la participation d’une délégation de la République arabe d’Egypte ainsi que des de nombreux experts nationaux et internationaux, dont le Vice-président du Tribunal International pour le Droit de la Mer. Une série d’allocutions a marqué la cérémonie d’ouverture du colloque.

Les « enjeux de la justice environnementale » et « les instruments juridiques internationaux en matière environnementale » ont alimenté les discussions le premier jour. Depuis son apparition aux Etats-Unis au début des années 1980, la justice environnementale change de visage à travers le temps et l’espace. Les réalités du changement climatique et du déclin environnemental lui donnent aujourd’hui une dimension globale. Les Conventions et Traités internationaux ont pour vocation de gérer les situations globales, régionales, nationales et locales, d’où la légitimité des interventions des organismes onusiens, des bailleurs et des ONG qui posent parfois des questions au niveau de la souveraineté nationale. Ailleurs, les organismes comme Green Peace ou Amnesty International observent de près les prédateurs de la nature et les droits de la communauté en lien avec l’environnement.

Dr. Vahinala Baomiavotse Raharinirina
Dr. Vahinala Baomiavotse Raharinirina, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable.
Henry René Diouf
Henry René Diouf, Représentant Résident Adjoint, Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Prof. Saholy Rambinintsaotra
Prof. Saholy Rambinintsaotra, Faculté de Droit et des Sciences Politiques (FDSP), Université d’Antananarivo
Stefana Raharijaona
Stefana Raharijaona, Chargé de programme, ONG Natural Justice
Ratsimisetra Felamboahangy
Ratsimisetra Felamboahangy, Secrétaire Générale du Ministère de l’Education Nationale
Tomas Heidar
Tomas Heidar, Vice-Président du Tribunal International pour le Droit de la Mer
Dr. Ehab Moktar Mohamed Farahat
Dr. Ehab Moktar Mohamed Farahat, Vice-Président du Conseil d’Etat de la République arabe d’Egypte
Ivan Razafindratandra
Ivan Razafindratandra, Expert international en droit de l’environnement industriel et du développement urbain durable
Tafangy Adonis
Tafangy Adonis, Directeur des Affaires Internationales, Juridiques et Environnementales, Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF)
Mialisoa Rakouth
Mialisoa Rakouth, Conseillère Juridique, Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF)

Celles-ci se sont justement invitées aux débats au deuxième jour du colloque où les panélistes ont abordé les thèmes « investissement et environnement » et « juge administratif et environnement ». L’arsenal juridique au niveau national prend en considération les épineuses questions environnementales. Mais leur application et leur effectivité se heurtent à des obstacles multidimensionnels. L’arbitrage a tendance à protéger les investissements au détriment des intérêts communs. Les faits émergents motivés par les mutations de par le monde ne font aussi que compliquer les difficultés ressenties au niveau interne. Parfois, des groupes « éclairés » tentent des actions à des fins de réparation des dommages subis. Pourtant, le système en place impose des limites ne leur permettant pas d’aller jusqu’au bout de la démarche.

Dr. Khaled Mohamed Mahamoud Elatris
Dr. Khaled Mohamed Mahamoud Elatris, Vice-Président du Conseil d’État de la République arabe d’Egypte
Indriamanga Miadantsata Rakotoarisoa
Indriamanga Miadantsata Rakotoarisoa, Secrétaire Général du Gouvernement de Madagascar
Arozoa Raminosoa
Arozoa Raminosoa, Conseillère d’État au Conseil d’État de la République de Madagascar
Philippe Murcia
Philippe Murcia, CEO et Fondateur de Ocean Company Consulting, Madagascar
Moise Rasamoelina
Moise Rasamoelina, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable
Dr. Abdelmohsen Sheha
Dr. Abdelmohsen Sheha, Maître des requêtes au Conseil d’État de la République arabe d’Egypte
Vania Ranaivoarisoa
Vania Ranaivoarisoa, Auditrice au Conseil d’État de la République de Madagascar
Hery Rason
Hery Rason, Directeur Exécutive, ONG Ivorary

Au troisième jour, l’assistance a eu l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les expériences en matière de procès climatiques et la procédure à suivre en matière de saisine du juge administratif par rapport à la responsabilité des organismes publics vis-à-vis de l’environnement. Le nombre de litiges climatiques portés devant les tribunaux à tendance à croître. Le juge administratif dans sa prise de décision est invité à tenir compte des évidences scientifiques en sus de l’interprétation des normes juridiques à sa disposition. Il s’agit de se pencher non seulement sur les intérêts des générations présentes mais aussi sur ceux des générations futures. A Madagascar, beaucoup de questions se posent pour le juge administratif lui-même et le requérant. La création d’un référé spécial en matière environnementale et la modernisation des conditions de mise en œuvre des procédures administratives et judiciaires s’avèrent urgentes à ce propos.

Prof. Dr. Christina Voigt
Prof. Dr. Christina Voigt, University of Oslo, Department of Public and International Law
Dr. Alaa Mohamed Ramadan Ahmed
Dr. Alaa Mohamed Ramadan Ahmed, Conseiller d’État de la République arabe d’Egypte
Tahiry Rakotomalala
Tahiry Rakotomalala, Conseiller d’Etat de la République de Madagascar
Toriah Andriamalala
Toriah Andriamalala, Substitut près le Tribunal Administratif d’Antananarivo

La prise de conscience à l’égard de la gravité de l’état du changement climatique futur a donné naissance aux notions de « syndrome du Titanic » et de « solidarité obligée ». On est tous sur un même bateau fragile. Bon an mal an, tous les membres de l’équipage et les passagers sont obligés de coopérer pleinement pour éviter le naufrage. Le principe du « pollueur-payeur » s’y apparente. Mais le verbe se traduit parfois difficilement en actes. La sempiternelle négociation autour des fonds d’adaptation pour les pays en développement en est l’illustration ultime.

Les « bi players » veulent toujours s’en tenir à leur propre loi en défaveur de leurs vis-à-vis, faiblement armés et fragiles. Les émissions de subsistance des pauvres sont, par exemple, moins condamnables que les émissions de luxe des riches. Les pauvres gens qui coupent des arbres pour fabriquer du charbon sont blâmés voire sévèrement punis. Pourtant, les riches qui roulent en voitures rejetant beaucoup plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ne sont pas inquiétés. Ce contraste se laisse transparaître dans les relations Nord-Sud, au niveau macro. Les niveaux méso et micro aussi sont riches en illustrations. La difficulté pour le juge administratif de trancher sur un cas qui lui est présenté est alors tout à fait compréhensible.

Les micro-gestes de la vie quotidienne comptent dans la mesure où toute action humaine comporte forcément un double aspect positif et négatif. En l’état actuel du bouleversement climatique et de la dégradation environnementale, les pauvres s’enlisent toujours davantage dans la pauvreté contrairement aux riches. Les occurrences qui en rendent compte sont légion à Madagascar. Outre l’archi-connu problème d’accès à l’eau dans les régions du Sud, le manque hydrique ou l’allongement des séquences sèches qui frappent souvent les grands bassins agricoles affectent les rendements annuels. Le plus grand questionnement à résoudre est de déterminer à quel niveau se situe la responsabilité.

L’État ou ses démembrements pourraient être mis en accusation devant les juridictions administratives pour ne pas avoir suffisamment protégé les citoyens contre les risques climatiques, entre autres raisons probables. Si un tel cas de figure se produisait au pays, il serait curieux de savoir quel organisme le fera, comment le juge administratif réagira, quelle sera la réaction des citoyens en général, quel changement pourra inspirer le traitement de l’affaire sur la prise de conscience à l’égard de l’injustice environnementale dont l’ampleur tend à croître du jour au lendemain. Somme toute, l’effectivité de la justice environnementale reste un immense défi à relever.

Un rapport du colloque sera publiée par l’Association Nationale pour la Justice Administrative (ANJA) en temps opportun.

Antananarivo: Investir sur Iarivo Radio pour assurer l’espace de dialogue entre la CUA et les contribuables

Antananarivo: Investir sur Iarivo Radio pour assurer l’espace de dialogue entre la CUA et les contribuables

Les missions principales de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ont trait à l’aménagement, à la coordination, à l’harmonisation et l’impulsion des actions d’administration et de développement pour toute la population d’Antananarivo. 

Compte tenu de ces défis, la direction de la communication de la CUA, avec les responsables de Iarivo radio s’engagent dans une démarche de réorganisation stratégique et technique afin que la radio puisse jouer son rôle d’espace de dialogue entre l’administration et les contribuables, avec l’appui de la FES.

Une formation en communication publique s’est tenue les 28 et 29 septembre 2021 à l’hôtel Grand Mellis Analakely pour les directions et départements de la CUA, ainsi que les journalistes et techniciens de Iarivo Radio. L’objectif étant de permettre une synergie plus efficace entre les responsables de la commune et les journalistes d’Iarivo radio, à travers la mise en commun des outils de communication publique, mission fondamentale de ladite radio.

Cette formation a permis de renforcer et de dégager les implications de chaque acteur pour permettre une communication au service du grand public. Les résultats de cette formation vont aussi contribuer à faire de Iarivo radio, un outil démocratique, ouvert au dialogue social pour le développement de la commune.

Le directeur de la communication, M. Tsiresy Rabeharisoa a présenté les lignes directrices de la communication de la CUA en amont de ces deux jours de formation. Il a précisé l’importance de mettre une synergie entre tous les acteurs auprès de la commune en vue de servir la population tananarivienne à travers les outils de communication.

Le Conseiller technique permanent auprès du cabinet de la CUA, en la personne de M. Pascal Rasaony affirme qu’il est primordial de toujours saisir les occasions pour faire des formations dans un parcours professionnel, surtout dans le domaine de la communication, il est important de maintenir une amélioration en continu des capacités techniques.

M. Felix Randriamandimbisoa, Directeur de Iarivo Radio, affirme que durant ces deux jours de formation, son équipe a eu l’occasion d’avoir de nouveaux repères, de nouvelles indications pour le perfectionnement de leur pratique radiophonique ce qui implique un nouveau dynamisme en matière de communication pour le développement de la CUA

Au terme de ces deux jours de formation, il a été décidé de continuer le perfectionnement technique de l’équipe Iarivo radio, à travers une formation action qui contribuera à la concrétisation des suggestions d’amélioration proposées durant ces 2 jours de formation.