Les relations internationales à la loupe

Les relations internationales à la loupe

Les futurs leaders ont besoin de connaître les grands principes des relations internationales. La session 7 du programme YLTP cette année se penche sur la question et ouvre des fenêtres de découverte et d’expériences pour les participants.

Géopolitique, relations internationales, politique étrangère, diplomatie sont les notions qui ont jalonné la session 7 du programme YLTP. L’objectif a été de permettre aux participants de découvrir les enjeux de la géopolitique et des relations internationales dans un contexte global mouvant. De nombreux intervenants se sont succédés pour apporter des éclairages sur la thématique mais aussi partager leurs expériences avec les participants.

L’un des moments forts de cette session a été la rencontre avec Tobias Glucksman, premier conseiller à l’Ambassade des Etats-Unis. Des échanges qui ont permis de partager la position de la grande puissance mondiale en Afrique et de se pencher sur la relation bilatérale entre Madagascar et les Etats-Unis.  La question du leadership a été aussi abordée lors de cette rencontre.

Une forte délégation issue du ministère des affaires étrangères a participé à cette session pour aborder l’épineuse question de la politique étrangère et de la diplomatie. La classe politique représentée par le président du parti RDS, Fetison Andrianirina, est aussi venue partager sa vision d’une politique étrangère à la hauteur des défis d’un pays comme Madagascar.

Les travaux de groupe s’articulaient autour des grandes problématiques dans lesquelles les relations internationales jouent un rôle déterminant. De l’intégration régionale à la COP27, les enjeux sont de taille. Ce fut un exercice intéressant qui a permis aux participants de mener des réflexions sur les pistes d’amélioration des dispositifs et/ou mécanismes existants.

La participation des alumni du programme n’est pas en reste. Les échanges entre les YLTPiens et les participants en cours de formation constituent un moment-clé du programme. Au-delà du partage d’expériences purement techniques, les alumni et les participants y partagent aussi des valeurs essentielles qui rassemblent et inspirent.

Nous recrutons Un/Une Assistant(e) Administratif(ve)

Nous recrutons Un/Une Assistant(e) Administratif(ve)

Description de poste

Mission principale :

L’Assistant(e) Administratif(ve) assurera toutes les tâches administratives de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) Madagascar qui lui seront assignées. Il/elle assurera la réception téléphonique et l’accueil des visiteurs et gérera toutes les correspondances quotidiennes.

Activités et tâches :

  • Accueil des visiteurs
  • Réception des appels téléphoniques, transfert vers les collaborateurs concernés ou prise des messages ; gestion de la correspondance quotidienne
  • Réception des courriers, transmission aux collaborateurs concernés et classement
  • Gestion de l’envoi de courriers et/ou colis en collaboration avec le programme concerné
  • Réception de commandes reçues et autres
  • Effectuer les comptes rendus des réunions plénières
  • Gestion de la base de données partenaires/clientèles de la FES
  • Assurer toutes autres tâches administratives qui lui seront assignées

Conditions de travail :

  • Poste à temps plein

Profil de poste

Compétences :

  • Expérience avérée en tant qu’Assistant administratif/réceptionniste serait un grand atout
  • Maitrise de la langue française et anglaise. L’allemand serait un atout.
  • Bonne présentation
  • Excellent sens de la communication (verbale et écrite) et des relations clients
  • Bonne maîtrise des outils informatiques : MS office, Google Workspace, Hubspot CRM
  • Discrétion et confidentialité
  • Sens de l’organisation, de la rigueur et dotée d’une bonne motivation.

Les candidat(s) intéressé(e)s sont demandés de bien vouloir envoyer leurs dossiers de candidatures (CV et lettre de motivation) par eMail à info@fes.mg, Objet « Assistant Administratif 2022 », au plus tard le lundi 03 octobre 2022.

AfriCOP27, n’attendons pas de miracles

AfriCOP27, n’attendons pas de miracles

Le 1er septembre 2022, la FES Madagascar a tenu une conférence en ligne dans le but de mettre en avant les perspectives africaines en préparation de la COP27. La FES souhaite à travers cette initiative réitérer son engagement à accompagner la préparation de la COP et surtout à mettre le focus sur les perspectives africaines.
Des experts du changement climatique venant de tout le continent se sont retrouvés pour discuter de trois points importants de l’agenda de négociations pour l’Afrique : le financement climatique, l’adaptation et les pertes et préjudices.

En matière de financement climatique, les paroles ne valent rien.

Tel était le thème du premier panel de discussion modéré par Anna Mbise de la FES Tanzanie. Mr Kamal Djemouai, consultant indépendant et expert en changement climatique; Prof Anthony Amoah, Doyen de l’école de développement durable de l’université de l’environnement et du développement durable au Ghana et Mme Chinma George de ClimFinance Consulting ont échangé sur le sujet.
Mr Kamal Djemouai a clairement expliqué que l’agenda en matière de financement climatique sera omniprésent lors des négociations à Sharm El Sheikh, les engagements formulés à Glasgow quelques mois auparavant n’ayant toujours pas été tenus. A part cela, il a rappelé que même avec les fonds actuels, certains pays n’ont pas encore la capacité de les absorber. La question se pose donc sur un renforcement des institutions pour pouvoir utiliser efficacement les ressources mises à disposition.
Pour Mme Chinma George, il y a non seulement un manque de mobilisation de fonds mais également une grande difficulté à y avoir accès. En effet, plusieurs pays d’Afrique n’ont pas d’entités accréditées leur permettant de demander du financement. Il devient nécessaire de penser à une approche innovante pour rassembler les sommes nécessaires telle qu’inclure le secteur privé.
Le Professeur Anthony Amoah souligne que l’Afrique exige que les promesses formulées par les pays développés soient respectées. Pour le cas du continent, fond climat ne doit pas rimer avec dettes, d’où l’intérêt de préconiser le financement par subventions.
Tous sont d’accord que la COP27 doit marquer un tournant dans la mise en place de mesures efficaces, concrètes et immédiates pour mobiliser et accéder au financement et permettre aux plus vulnérables de faire face au changement climatique.

L’adaptation reste une priorité négligée

La question de l’adaptation est souvent laissée pour compte dans les négociations internationales. Le deuxième panel a proposé une discussion à sur ce sujet entre le Prof David Lesolle, conseiller du gouvernement botswanais en matière de changement climatique, Le Dr Rodrigue Feumbe, observateur indépendant du changement climatique originaire du Cameroun, Mr Wondwossen Sintayehu, avocat pratiquant dans le domaine du changement climatique ; et modéré par Eunice Asiedu de la FES Ghana.
Le Prof David Lesolle a mis en avant les initiatives de l’Union Africaine en matière d’adaptation sur le continent même si ces derniers n’obtiennent pas encore assez de résultats. Il faut penser au-delà des mécanismes des Nations Unies pour s’adapter car selon ses dires : “Parfois, on est tenté de lier l’adaptation à l’argent, alors qu’en fait les vulnérabilités changent constamment. Je préfère me concentrer sur les capacités d’adaptation. Il y a les institutions, il y a nos propres politiques et stratégies, etc.”
Pour le Dr Rodrigue Feumba, il faut mettre en avant les efforts d’adaptation de la communauté de base. Cette dernière fait quotidiennement face aux aléas du climat mais ne reçoivent que peu de reconnaissance et quasiment pas d’aide financière.
Mr Wondwossen Sintayehu rappelle que les termes régissant le financement des efforts d’adaptation sont mentionnés dans la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Il est maintenant question d’application de ces termes avec une approche sensible au genre qui prend en compte les besoins des communautés marginalisées.
Pour une justice climatique, les négociateurs doivent pousser pour une distribution juste et égale des fonds entre atténuation et adaptation.

Pertes et préjudices, les besoins spécifiques de l’Afrique

La consécration du dialogue sur les pertes et préjudices lors de la COP26 à Glasgow a rouvert la voie à la question des compensations pour les dommages engendrés par le changement climatique. Le troisième panel modéré par Ugwu Chidiebere de la FES Nigeria a traité ce sujet à travers les échanges entre le Dr Edmond Totin de l’Université du Bénin, Dr Sumaya Zakieldeen de l’Université de Khartoum et Mr Kipkorir Koskei de l’Insurance Development Forum.
Comme le dit le Dr Edmond Totin, la science et le dernier rapport du GIEC est clair : “L’Afrique est le continent qui contribue le moins aux émissions de gaz à effet de serre, mais des secteurs clés du développement subissent déjà des pertes et des dommages considérables.”
Un moyen qui pourrait alléger les gouvernements dans la gestion de ces pertes serait d’avoir recours au secteur privé et notamment à l’assurance climatique. Cependant, cela n’est pas sans contraintes selon Kipkorir Koskei. Des projets sont en cours en Afrique dans ce domaine mais l’assurance ne peut pas entièrement régler le problème. Cette conversation nécessite une réflexion beaucoup plus large, un engagement politique beaucoup plus important, un encadrement de la discussion d’une manière très tangible et réalisable.
Le Dr Edmond Totin a d’ailleurs ajouté que le manque de données claires sur les pertes et préjudices dans les différents secteurs touchés entrave la mise en place de solutions. En termes de mécanisme, le rapport du GIEC indique que la planification à long terme et l’approche intersectorielle permettraient de faire face aux pertes et dommages.
Dans les négociations internationales, une réticence est omniprésente quand il est question d’allouer un fond aux pertes et préjudices, comme le mentionne le Dr Sumaya Zakieldeen. La COP27 est cependant le moment de mettre en exergue les demandes sur ce sujet car pour les plus vulnérables tel que l’Afrique, il est question de vie ou de mort pour de nombreuses personnes.

En résumé, le temps n’est plus à la discussion. Les acteurs du changement climatique africains appellent à ce que la COP27 soit une COP d’implémentation. Des mesures concrètes tangibles et applicables doivent émaner des négociations à Sharm El Sheikh.
La COP27 doit aussi être inclusive, permettre aux jeunes, aux femmes, à la société civile, au secteur privé et tous les autres acteurs de prendre part aux discussions et à la lutte contre le changement climatique.

YLTP 2022 – Session 6  //  Gouvernance, crise et leadership : Nosy-Be à la loupe

YLTP 2022 – Session 6 // Gouvernance, crise et leadership : Nosy-Be à la loupe

Face à une crise multidimensionnelle, le leadership fait face à de nouveaux défis. Les participants du YLTP 2022 se sont rendus sur le terrain pour mieux comprendre le leadership en temps de crise.  

La session 6 du programme YLTP (Youth Leadership Training Program) a choisi de s’intéresser à la gouvernance en temps de crise et post-crise. Du 15 au 21 août, la promotion a fait le déplacement à Ambanja et à Nosy-Be, des localités traversées par une crise multidimensionnelle, pour sentir les tensions, constater de visu les impacts et rencontrer les acteurs.

La première halte a eu lieu à Ambanja où les participants ont rencontré les acteurs de la crise socio-environnementale autour de l’exploitation des terres rares autour de la Baie d’Ampasindava. Les échanges ont permis aux différentes parties prenantes d’apporter des éclairages sur la gestion de la crise qui reste un sujet de préoccupation aussi bien pour la communauté locale que pour les représentants locaux du ministère de l’Environnement.

Arrivée à Nosy-Be, deux problématiques majeures ont été abordées : le changement climatique et la pression qu’il exerce sur les ressources marines, et la relance du secteur du tourisme, principale activité pourvoyeuse de ressouces de l’île. Ces deux questionnements ont relancé la réflexion sur la perspective de diversification de l’économie nosy-béenne pour une croissance durable et inclusive.

La valorisation des recherches mais aussi l’accompagnement des acteurs de la pêche ont été au cœur des échanges avec le personnel du Centre National des Recherches Océanographiques (CNRO) et l’association des pêcheurs de Nosy-Be. Les recherches océanographiques disposent d’une masse importante de données qui pourrait aider dans la prise de décision quant à la gestion et à la conservation de la mer et de ses ressouces.

Le périple s’est clôturé avec une soirée culturelle animée par l’association des femmes Ravinala qui œuvre dans la valorisation du patrimoine culturel de Nosy-Be entre autres la danse traditionnelle et l’art culinaire.

Waiting for Micracles?

Waiting for Micracles?

Years of carrying the burden for a problem that Africa hasn’t created. Countless promises with minimum results. Now that the COP27 will be held on the African ground. It is time to join forces, to organize, to prepare. Stay part of the conversation at the AfriCOP27.

The upcoming Conference of Parties, COP, in Sharm El Sheikh, Egypt is the next occasion to find common ground for the key political issue of the 21st Century on climate.  The FES Madagascar through its climate change program is organizing the AfriCOP27, a continental conference focusing on Africa’s perspective ahead of the upcoming COP. This conference allows African  specialists of climate change and international negotiations from the continent to unite and show cohesion and solidarity. We aim at making the COP 27 a real African COP, a COP that will be remembered as the world’s conference that opened the next chapter in international relations. 


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