Ca y est ! Politikà #16 est sorti !

Ca y est ! Politikà #16 est sorti !

L’édition numéro #16 de Politikà, la revue bimestrielle d’informations politiques, économiques, sociales et culturelles est sortie.

Des articles et des interviews exclusives, qui met un point d’honneur sur les Velirano et ces réalisations durant la première année de mandat du président actuel, sont à découvrir dans ce numéro.

Au sommaire :

PRÉLUDE
– Orange, ô désespoir

POLITIQUE
– Commune urbaine d’Antananarivo : les défis de « monsieur » le maire

– Décentralisation : un mouvement de reconstruction identitaire GRAND DOSSIER

– Un an après : condamné à réussir

– Interview de Rivo Rakotovao, président du Sénat.

– Bilan de l’Assemblée nationale : un bilan mi-figue, mi-raisin

– Interview de Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale

– Interview croisée : Fidèle Razara Pierre et Imbiky Herilaza

– L’année 2019 vue par Riri

– Élections et financements des partis politiques : facteurs de corruption

ECONOMIE
– Loi de Finances Initiales 2020 : une politique de relance keynésienne

– Processus d’élaboration de la Loi de finances

– Interview de Dr. Rakoto David Olivaniaina

– Secteur productif : les industries malgaches sous-exploitées

– Émergence industrielle : le déficit structurel de la trésorerie VS industrie

FOCUS
– Universités publiques : chronique d’une faillite annoncée 47 -Enseignement supérieur : que cherche nos chercheurs ? 48 Interview du Pr. Jonah Ratsimbazafy

NOTABENE
– Referendum ? Referendum !

 

La version PDF est téléchargeable ici Politikà #16 VF light

 

Bonne lecture à tous !

La situation est alarmante

Une conférence-débat qui se focalise sur la promotion des valeurs démocratiques, la citoyenneté et le civisme chez les Jeunes Malagasy.

Le Ministère de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec l’American Corner a organisé une conférence-débat sur la Démocratie et les Jeunes s’intitulant « Promouvoir les valeurs de la démocratie chez les jeunes » et qui a eu lieu hier Jeudi 31 Janvier 2020 à 09h au palais des Sports Mahamasina, salle orchidée.

« Les adolescents et les jeunes malagasy ne jouissent pas généralement de leur droit humain dû aux différentes raisons d’ordres politiques, économiques, sociaux et culturels. Cette situation entraîne des fléaux … » tels sont les constats du Ministère de la Jeunesse et des Sports. « Face à cette situation alarmante » disait-il, il serait important d’organiser une conférence-débat concernant les jeunes et la Démocratie.
La Démocratie est un bien grand mot. La perception de la démocratie diffère d’une personne à une autre, et cela peut parfois s’expliquer par leurs vécus personnels ou professionnels. Chacun a ainsi une vision qui peut être relative de ce qu’est la Démocratie. Cependant, il importe de recadrer cette notion pour que nous ne soyons pas induits en erreur et pour que nous puissions nous imprégner de ce qu’est la vraie valeur démocratique. Différents intervenants spécialistes se sont ainsi succédés afin de nous livrer leurs réponses sur ce qu’est la Démocratie, dont le Professeur Harimanana RANIRIHARINOSY, maître de conférence à l’Université d’Antananarivo ; Monsieur Lanto RATSIDA, Sociologue à l’Observatoire de la Jeunesse ; Monsieur Andrianina RAJOHARISON ; Directeur du Civisme, Paix et Développement Durable du Ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que Madame Liantsoa RAKOTOARIVELO, Chargée de Mobilisation Citoyenne et Communautaire de Transparency International Madagascar.  Plusieurs thèmes très intéressants ont été traités. L’audience, très impliquée et composée en majorité de jeunes étudiants, a eu l’occasion de s’exprimer à l’issue des différentes interventions. Le débat était ouvert. L’évènement a par la suite été clôturé par l’intervention de quelques jeunes issus de différentes organisations de la place (IEP, FITAFI, Liberty 32, SAFIDY, Tanora Manova Rasa, etc.) qui nous ont partagé leurs vécus, et qui ont fait des témoignages importants sur leur manière de vivre et de véhiculer la Démocratie.

Ce fut un moment riche en partage et la Fondation Friedrich Ebert est fière d’avoir pu soutenir l’évènement à travers de dons d’ouvrages sur la Démocratie.

 

À qui le trône de la CUA?

À qui le trône de la CUA?

Antananarivo est dans une situation de détresse. Peut-être ne le voyons-nous pas parce que nous sommes tellement habitués au laxisme, au marasme ambiant, à l’insalubrité… mais un petit recul et une vision détachée nous permettent de constater le chaos qui règne dans la capitale malgache. La ville est désordonnée, la circulation est chaotique, le moyen âge côtoie un semblant de modernité par-ci, par-là. Plus les décennies défilent, plus la situation se détériore. La pression démographique et les politiques laxistes ont eu raison de la capitale de Madagascar, la plus grande ville de l’océan Indien. Le prochain maire de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), ainsi que les conseillers municipaux, auront la lourde tâche de remettre à flot la capitale de Madagascar, asphyxiée et en proie à des obstacles multiples pour son développement.

Être maire est une noble mission. Le maire, en tant que premier magistrat de la ville, a pour mission de satisfaire les besoins quotidiens de la population. En ce qui concerne Antananarivo, la capitale de Madagascar, le prochain maire aura surtout pour tâche de résoudre les nombreux problèmes de la capitale, le premier desquels est, selon un sondage exclusif commandité par la FES et conduit par l’agence ATW, la gestion des déchets et ordures. Selon un des candidats à la mairie, Antananarivo a été la capitale phare de l’Afrique de l’Est à bien des égards ; le prochain maire pourra-t-il faire retrouver à la capitale cette renommée d’antan ?

Vous trouverez dans le nouveau numéro de Politikà, dont le thème principal sont les élections communales de novembre, les résultats de ce sondage exclusif, une présentation de quelques candidat(e)s à la mairie et au conseil communal, parmi lesquels figurent beaucoup de jeunes ; et le grand oral de 3 candidats à la mairie de Tana : Naina Andriantsitohaona, Alban Rakotoarisoa et Ny Rina Randriamasinoro, sur leurs projets pour faire d’Antananarivo une capitale du 21ème siècle dont seraient fières toutes les franges de sa population. Parmi les autres thèmes figurent un interview de Gérard Andriamanohisoa, premier responsable du projet Tana-Masoandro, la question des gouverneurs, la peste qui est toujours là. Bonne lecture!

Voir aussi: Fahefana tokana, kandidà dimy: Visions, idées, projets pour Antananarivo-Renivohitra. Le grand débat entre les candidats, organisé par la Fondation Friedrich Ebert, le 14 novembre à partir de 15h30 à l’Hôtel de Ville d’Antananarivo. 

 

 

 

 

 

Renaissance de la politique étrangère?

Renaissance de la politique étrangère?

Le magazine Politikà s’adresse aux relations internationales de Madagascar

 

Dans une interview exclusive, M. Naina Andriatsitohaina, Ministre des affaire étrangères, donne un aperçu de la nouvelle diplomatie malgache, qui veut mettre l’accent sur la diplomatie économique, sans toutefois être exclusive. Les acteurs de la politique étrangère sont également relatés dans ce numéro de Politikà, particulièrement les agents diplomatiques et consulaires (ADC), qui devraient en être les acteurs principaux, mais qui sont quelquefois délaissés au profit des «political appointees»; ce qui expliquerait peut-être l’inefficacité de la diplomatie malgache. L’exploit des « ambassadeurs par excellence » que sont les joueurs du Barea fait également l’objet d’une mention particulière.

Concernant l’actualité, le visage de la nouvelle assemblée nationale, avec une large majorité présidentielle est esquissé, avec en interviews les commentaires de Mme Christine Razanamahasoa et Mme Olga Ramalason ; ainsi que l’état des lieux des prochaines élections communales, dont la date est désormais connue.

Politikà #14 Version Française Complet (PDF)

Supprimer le Sénat?

Supprimer le Sénat?

La Quatrième édition du DATA – DonakAfon’ny TAnora du 24 mai 2019 organisé par les yltpiennes et yltpiens s’est focalisée sur la réforme du parlement annoncée par le régime actuel. Andriamanambe Raoto, rédacteur en chef de Politikà et yltpien, a modéré le débat.

La question engendre une forte divergence d’opinions et de positions au sein des panélistes et du public. Selon Olivia Rajerison avocate et yltpienne, le bicaméralisme serait plutôt adapté pour les pays riches que pour les pays en voie de développement comme Madagascar. Laurent Ramaroson, coordinateur national du MMM, se positionne pour la suppression du sénat qui, selon lui, n’apporte aucun avantage pour les collectivités territoriales décentralisés. Quant à Olivier Rakotovazaha, sénateur de Madagascar issu du parti MFM, il campe sur le maintien du système bicaméralisme afin de baliser la gouvernance de l’Exécutif. Faraniaina Ramarosaona, représentante de la société civile issue du projet Fandio pointe du doigt la méconnaissance par bon nombre de parlementaires de leurs rôles et fonctions, en particulier des enjeux du vote de la loi de finances.

Après la très récente décision de l’Exécutif de réduire le nombre des sénateurs à 18 (à la fin de l’actuel mandat) et suite au faible taux de participation aux dernières élections législatives, le débat sur la réforme du parlement est loin d’être clos.

Vitaux mais exclus?

Le modèle de table-ronde initié par les syndicats a ouvert la possibilité d’une culture de dialogue social et politique pour la valorisation des ressources humaines et une meilleure justice sociale à Madagascar. Des partis politiques et candidats aux législatives ont été à l’écoute, et d’éminents experts (du BIT, du CSFOP, de l’IEM, du Conseil d’Etat, de l’Université) et des responsables gouvernementaux (Ministère du travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, Ministère de l’économie et des finances), ainsi que des représentants des OSC et du secteur privé ont contribué à rendre les débats encore plus concrets et fructueux.

Selon Mme Rabemandranto Veromanitra, représentant Madame le Ministre chargé de la Fonction publique, le traitement égalitaire et standardisé des agents de service public serait possible en termes de rémunérations et de sécurité d’emploi, avec la pleine réalisation du processus de réforme administrative comme l’informatisation et la mutualisation des données par AUGURE et la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC). Déjà, dans l’urgence et à court terme, M. Clément Jaona, Magistrat près le Conseil d’Etat, recommande à tous les syndicats d’informer et de former les travailleurs sur les procédures d’intégration.

D’autre part, des risques sociaux, comme la maternité, les maladies, les accidents, et la vieillesse sont encore à couvrir pour la grande majorité des travailleurs qui évoluent dans l’économie informelle et qui constituent, selon les données fournies par le Dr Ramiliarison Andriampeno, économiste, 80% des emplois et 50% de la PIB. M. Nirina Rakotomanantsoa, Cordonnateur de l’IEM est d’avis que l’atteinte d’une croissance à 8,4% permettrait la couverture sociale demandée. Cependant, les analystes économiques montrent qu’il est possible de stimuler la croissance économique jusqu’au double (8-10%) de sa valeur actuelle (4-5%) en la réinvestissant dans les ressources humaines (meilleurs salaires et sécurité sociale), et aussi dans certains secteurs productifs clés, mais pas seulement dans les infrastructures.

Le dialogue des syndicats avec le Parlement devra continuer pour faire entendre la voix des travailleurs, telle que décrite dans le Vina sendikaly, dans les processus de légifération et de contrôle de l’application de ces lois. En outre, le Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) institué par la Constitution (art.105) permettrait la participation citoyenne dans la valorisation des ressources humaines à Madagascar. La nation entière en tirerait profit.