Quand des organisations de jeunes s’investissent dans la communication publique

Quand des organisations de jeunes s’investissent dans la communication publique

Les 10 et 11 septembre 2021 s’est déroulé l’atelier de formation en communication pour les membres du CEERE (Club entrepreneurs étudiants du rendez-vous des entrepreneurs) et ceux du CREM (Cercle de réflexion des économistes de Madagascar), avec l’appui de la Fondation Friedrich Ebert.  

La majorité des participants étaient des jeunes hommes et femmes responsables au sein de leurs associations respectives. L’objectif était d’améliorer leurs stratégies de communication afin d’améliorer leur visibilité et leurs impacts au niveau de la société.

De l’identité individuelle à l’identité associative

Se questionner d’abord sur soi, son identité, ses valeurs, ses idéologies avant de s’approprier l’identité de l’association, tels sont les principaux thèmes abordés par Jean-Aimé Raveloson (Rave), consultant formateur en leadership politique, durant la première journée.

Les relations publiques commencent par les relations avec le voisinage

La deuxième journée de la formation a été assurée par Andry Rakotonanahary, formateur en développement personnel. Les relations publiques nécessitent un travail au quotidien et un entretien continu. Une séance spéciale sur les relations avec la presse a été programmée.

Travailler l’image sur l’audiovisuel

Tolotra Andrianalizah et Maeva Andriamisaina, deux journalistes du Studio Sifaka ont été invités à partager leurs expériences avec les participants. Une séance très animée avec en prime, le tournage d’une simulation de débat pour voir ensemble les points forts et les points à améliorer sur le contenu et sur la forme en cas d’invitation à une émission TV.

Les réseaux sociaux, outils de communication de l’avenir

La tendance à utiliser les réseaux sociaux, tels Facebook, LinkedIn ou encore Twitter dans les communications nécessitent une maîtrise des outils de communication et une stratégie adaptée. Samy Sung, professionnelle dans le Community management a initié les participants à l’utilisation de différents outils du web par des applications directes sur téléphone et sur ordinateur.

Des opportunités de synergie

La formation a été riche en partages et en illustrations et les participants ont pu apprécier les qualités des formateurs. Au-delà de l’atelier, des échanges entre membres des deux associations ont aussi permis le réseautage et des possibilités de collaboration.

Commune Urbaine d’Antananarivo, un grand pas pour le Genre à Madagascar

Commune Urbaine d’Antananarivo, un grand pas pour le Genre à Madagascar

Pourquoi faut-il considérer la dimension genre au niveau des services publics, des décisions et du travail en général au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA)? C’est pour garantir l’égalité de chance, l’équité et la justice sociale de toutes catégories de personnes, de professions ou de confessions religieuses issues de diverses catégories socio-économiques.

Dans ce cadre, la CUA élabore un document de politique Genre avec l’expertise de SiMIRALENTA et en partenariat avec la Friedrich-Ebert-Stiftung. Il s’agit d’un outil politique permettant de mettre en place les conditions nécessaires pour l’égalité de chances et l’équité parmi les hommes et les femmes issus des diverses catégories socio-culturelles, professionnelles, … Cette initiative s’inscrit dans une perspective d’égalité de Genre, de bonne gouvernance et de justice sociale et rejoint l’esprit de la territorialisation des politiques publiques.

La Commune Urbaine d’Antananarivo fait partie des premières collectivités locales qui se dotent d’une politique Genre. Madame Jessica Lolonirina Nivoseheno, membre du Conseil Communal de la Jeunesse, affirme que « l’élaboration de la politique genre par la CUA doit devenir une référence au niveau National, car cette politique constitue un outil de développement ».

Monsieur Guy Razafindralambo, Directeur de Cabinet du Maire de la CUA, souligne d’ailleurs que cette politique genre est très importante pour la ville d’Antananarivo, qui compte des milliers de personnes : femmes, hommes, issues de différents milieux et catégories sociales. Pour qu’aucune personne ne se sente exclue, mais puisse bénéficier de manière inclusive au développement, nous avons besoin de mettre en place cette politique, qui rejoint aussi le Veliran’Iarivo du Maire de la ville”.

A cet effet, le draft du document de politique Genre de la CUA a été présenté le mercredi 15 septembre 2021 dernier, à l’hôtel Panorama Andrainarivo pour avoir, dans un premier temps, les retours, remarques et suggestions de ses directions, de ses arrondissements, de ses conseillers municipaux.

Madame Bodo Robeliarisoa, Chargée de mission auprès de la CUA, considère que “le plus important dans cette démarche c’est la mise en place de l’égalité femme-homme, ensuite la possibilité pour les femmes d’avoir accès à des postes de décisions au niveau de la CUA, par voie de promotion interne ou de concours. Et enfin, pour permettre aux femmes enceintes, allaitantes, ou ayant des enfants en bas âge de continuer à travailler grâce aux dispositifs genrés insérés dans la Commune, à l’exemple des crèches ». Par ailleurs, Madame Lalatiana Ravololomanana, Conseillère Municipale et Présidente de la commission Bonne gouvernance, estime que « pour une gestion inclusive de la ville, nous avons besoin de cette politique Genre. Il est aussi important de rendre accessible au grand public la portée de cette politique Genre. A travers cette politique, nous pouvons constater les efforts du Maire dans sa démarche pour faire participer toutes les catégories sociales dans sa vision “Ny Tananantsika”.  

Dans un second temps, l’objectif de l’atelier a été de présenter le contenu de ce document politique auprès des partenaires techniques et financiers, éventuels collaborateurs de la CUA pour le volet Genre. Des premières réflexions ont été ainsi échangées sur le développement du Grand Tana et la prise en compte du Genre dans l’administration de la CUA, notamment pour le processus budgétaire et le cadre statistique.

Après validation, un lancement officiel sera prévu pour faire connaître au grand public les grandes lignes de ce document politique Genre de la Capitale de Madagascar.

Décentralisation et autonomisation des Communes, l’exemple d’Ankaraobato

Décentralisation et autonomisation des Communes, l’exemple d’Ankaraobato

 « Elaborer une loi semble souvent facile. Mais, son application relève d’un défi. Nous constatons qu’il devient de plus en plus difficile d’éduquer la population en matière d’hygiène à cause du manque de civisme et du non-respect des entités mises en place. Avant, les quartiers mobiles, la police communale et les présidents des fokontany étaient  respectés et occupaient une place prépondérante dans la communauté. Nombreux sont les problèmes résolus à leur niveau, sans l’intervention du Maire. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. » selon M. Herinjato Ramamenosoa, Maire de la Commune Rurale d’Ankaraobato et Yltpien.

De ce fait, une « table-ronde sur la promotion de l’hygiène, de la sécurité, et de l’ordre publics » s’est tenue ce 25 Août 2021 dans ladite Commune, avec la participation des autorités locales concernées, en les personnes du Maire et de ses collaborateurs, du Président du Conseil communal, des représentants de Fokontany, du Médecin-Chef du Centre de Santé de Base de niveau II, et des représentants du Commissariat central de Tanjombato.  Le Directeur de la coopération des Collectivités auprès du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mahazoasy Roger a également contribué en rappelant l’esprit des textes et instruments de la décentralisation. Les recommandations développées durant les interventions tendent vers l’autonomie de la collectivité dans l’organisation et la valorisation de ses ressources. Les questions de l’hygiène, de la sécurité, et de l’ordre public intéressant la plupart pour ne pas écrire toutes les communes de Madagascar, Mme Lova Rajaona, Maire de la commune rurale d’Antanifotsy  s’est aussi jointe à la table-ronde avec sa collaboratrice.

De droite à gauche sur la photo, la Maire de la Commune Antanifotsy et la conseillère communale Antanifotsy, Médecin chef CSB, la Présidente du Fokontany Ankadilalampotsy et le premier adjoint au Maire

La table-ronde a débuté par une visite des réalisations de la Commune, en termes d’infrastructures et d’assainissement.

Les interventions des experts se sont portés sur les thématiques suivantes : étude juridique pour la mise en place d’un système de promotion de la sécurité, de l’hygiène et de l’ordre public dans la Commune Rurale d’Ankaraobato ; la gestion de l’eau et l’organisation de l’assainissement et de l’hygiène publics ; la gestion des déchets communaux ; l’organisation et la gestion de la sécurité et de l’ordre public dans les collectivités.

Par ailleurs, de bonnes pratiques de gestion de déchets dans la Commune urbaine de Tuléar ont été partagées en visioconférence par l’équipe de la Welthungerhilfe : à l’exemple du musée du recyclage, de la collaboration avec l’association Green-Tsika des cyclo-pousses bennes collecteurs de déchets dans la ville de Tuléar.

L’équipe WHH a également partagé le projet PASSAT3, focalisé actuellement sur les appuis institutionnels en matière de gestion de déchet. A titre d’exemple, nous citons le Comité interministériel de gestion de déchets, l’élaboration de kit pédagogiques en gestion de déchets avec le Ministère de l’Education Nationale. Cette rencontre virtuelle a été une occasion pour les deux Communes présentes d’adhérer à la Plateforme Intercommunale de gestion de déchets. Elles pourront ainsi bénéficier des réseaux d’acteurs déchets actifs à Madagascar, d’une capitalisation des expériences communales en matière de gestion de déchets (identification des déchets types et leurs exploitations possibles).

L’organisation de la table-ronde a reçu l’appui de la Friedrich-Ebert-Stiftung, dont la vocation consiste justement à faciliter le dialogue et le réseautage entre différents acteurs afin d’encourager des initiatives de transformation inclusive et verte de l’espace vital. «  Ilaina ny fampihaonana tomponandraikitra tahaka izao, mba hahaizanay voafidimbahoaka manatontosa ny andraikitra napetraky ny vahoaka taminay , ary mitaky fampiharana mivaingana avokoa izay rehetra norantovina teto », dixit M. Randrianasolo Jean, Président du Conseil Communal d’Ankaraobato. Ainsi, à l’issue de cette table-ronde, la procédure de recrutement des agents de la police communale de la CR d’Ankaraobato sera lancée, suivie d’un processus de formation.

Politikà 23: Droit de regard sur la presse

Politikà 23: Droit de regard sur la presse

Ça y est! L’édition numéro 23 de la revue Politikà est sortie. Cette fois, focus sur la presse. Sont soulevés dans cette édition la situation de la presse à Madagascar, notamment les enjeux et les défis, l’avenir et le devenir du journalisme, et enfin les écoles de journalisme face au changement du métier. Des portraits de journalistes de renom sont également dressés dans ce numéro.

Politikà 23 est disponible auprès de la FES Madagascar, Villa Martrat Ankadifotsy. Le bureau est ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 17 heures.

Bonne lecture !

Vous pouvez également télécharger la version électronique sur ce lien https://fes.mg/wp-content/uploads/2021/08/FES-PK-23-1-1.pdf

Amélioration du cadre juridique de l’état d’urgence sanitaire à Madagascar : les études et les réflexions se poursuivent

Amélioration du cadre juridique de l’état d’urgence sanitaire à Madagascar : les études et les réflexions se poursuivent

Dans le cadre du Projet « Consolider et accélérer les acquis de la paix à Madagascar (CAPMADA) », une étude du cadre juridique de la situation d’exception liée à la pandémie de la Covid-19 est menée depuis un certain temps. Une première démarche, grâce à une conférence menée le 20 mai 2021 dernier sur « Quel Etat d’urgence sanitaire pour Madagascar ? Respect de l’Etat de droit et protection des libertés publiques dans le cadre d’une situation d’exception », nous a permis d’avoir une première ébauche de recommandations émanant de plusieurs entités. Mais les études et les réflexions se poursuivent.

Le vendredi 09 juillet 2021 a eu lieu un atelier présentation des résultats et des recommandations intermédiaires. Il a également permis la participation de plusieurs acteurs à des échanges en vue d’aboutir à des recommandations finales consolidées. Une initiative menée par l’Association Nationale pour la Justice Administrative (ANJA) en collaboration avec la Friedrich-Ebert-Stiftung à Madagascar et le projet CAPMADA du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

L’atelier a été ouvert officiellement par des personnalités dont Monsieur Rajaona Andriamanankiandrianana, Premier Président de la Cour Suprême ; Madame Ny Aina Rafenomanantsoa, députée de Madagascar et rapporteur général adjoint de l’Assemblée Nationale ; Monsieur Constantin Grund, Représentant Résident de la FES et Madame Natacha Van Rijn, Représentante Résidente du PNUD.

Des travaux de groupe ont eu lieu avec la participation d’experts, de consultants, … issus de plusieurs entités à l’exemple du Conseil d’Etat, des Forces de Sécurité (FDS), du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), du PNUD, … Les échanges étaient riches et les participants étaient particulièrement motivés lors des travaux de groupe. Des recommandations finales en vue de l’amélioration du cadre juridique de l’état d’urgence sanitaire sont attendues à l’issue de cet atelier pour diffusion aux autorités concernées.

Young Leaders Fighting Climate Change – Reloaded, c’est reparti !

Young Leaders Fighting Climate Change – Reloaded, c’est reparti !

En ces temps où la Covid-19 demeure une préoccupation centrale, il ne faudrait pas oublier ce fléau qui tue à petit feu : le changement climatique. Avoir des connaissances à jour est primordiale pour y faire face. La Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) relance ainsi le programme YLFCC pour 2021.

Du 23 au 25 juin dernier, 8 jeunes alumni du programme Young Leaders Fighting Climate Change (YLFCC) issus des promotions précédentes ont repris les bancs de la formation pour une session intitulée « Rappel général ; la lutte contre le changement climatique depuis la COVID-19 ». Sélectionnés pour leurs projets et l’activisme continu dont ils ont fait preuve, ils ont pu revoir lors de ces quelques jours des notions fondamentales pour mieux lutter contre le changement climatique (CC). C’était le cas lors des échanges avec le point focal national de la Convention Cadre des Nations Unies (CNUCC), Dr. Michel Omer Laivao, qui avait fait une revue des principaux textes et structures internationaux concernant le changement climatique. Les stratégies d’atténuation et d’adaptation ont été également réexpliquées par le point focal. La pandémie ayant chamboulé les habitudes mondiales dans tous les domaines, discuter de la relation pandémie et CC était impératif. Le Directeur du Bureau National des Changements Climatiques et de la REDD+ (BNCCREDD+), Madame Lovakanto Ravelomanana, a donc abordé ce sujet tout en expliquant comment le combat peut être continué malgré le contexte.

Le second jour, Dr Michel Omer Laivao a présenté aux participants les priorités mondiales concernant le CC. Ils ont notamment appris les objectifs et les principaux défis rattachés à la mise en œuvre des différentes stratégies internationales pour la lutte contre le CC. Madame Katia Mahery Rakototinirina, activiste membre du Groupe Thématique Changement Climatique et de l’ONG Maharitra, a ensuite mené une réflexion sur le rôle des jeunes dans la lutte contre le CC. Elle  a mise en relief les initiatives nationales et internationales tout en analysant les défis restants et les améliorations à apporter. La nécessité de fédérer devant cette lutte commune en est ressorti.

 Le dernier jour, dans la matinée, Monsieur Zo Rakotomavo, Chef de Service de la Recherche Hydrométéorologique au sein de la Direction Générale de la Météorologie (DGM), a fait un tour d’horizon des données climatiques et leurs importances. Avoir une base scientifique bien établie est un atout majeur pour mener la lutte contre le CC. Cela permet à la fois de mieux comprendre les phénomènes météorologiques à venir, d’étayer ses arguments pour les plaidoyers et de définir les plans d’actions les plus adaptés aux situations à venir.

Outres ces thématiques, le développement personnel des participants n’a pas été négligé durant les trois jours. Les YLFCC-iens ont eu l’occasion d’évaluer leur activisme, de revisiter leur capacité de révélation et de rédiger le plan de développement de leur activisme. Tout cela devrait les aider dans leurs projets qu’ils développeront chacun au cours des sessions à venir.

Aventure à suivre …

Nota : Le programme Young Leaders Fighting Climate Change (YLFCC) a été initié en 2017 par la FES pour renforcer les capacités de jeunes leaders engagés dans la lutte contre le changement climatique. Trois promotions ont suivi la formation jusqu’en 2019.