Global Green Deals Forum

Global Green Deals Forum

Sociale – Démocratique – Respectueux du climat

 

Notre planète se dirige vers un effondrement climatique. La paix, la liberté et la prospérité dans le monde dépendront à l’avenir du respect des limites écologiques. Pour y parvenir, nous devons changer fondamentalement notre mode de vie. Mais à quoi ressemble un revirement écologique qui soit également socialement juste? Quelles sont les approches qui réussissent déjà aujourd’hui – en Allemagne, en Europe, dans d’autres régions du monde? Pouvons-nous même parvenir à un juste équilibre mondial? Nous en discuterons avec des représentants de la politique, des syndicats, des entreprises, de la science et de la société civile – et avec vous.

Le 1er octobre 2020 au Global Green Deals Forum de la Friedrich-Ebert-Stiftung, de la Fédération des syndicats allemands (DGB), de la Climate Alliance Germany et du Olof Palme International Center.

 

Par ailleurs, le changement climatique a des effets dévastateurs en Afrique. […] Comment l’Afrique pourrait-elle réaliser une véritable transformation et devenir un modèle pour une transformation à long terme – et socialement juste – dans le monde ? Zoom sur le laboratoire du 01 Octobre 2020 à 15h30 sur le thème : « Sortir du piège – voies de développement et justice climatique en Afrique » où nous verrons la participation de :

  • Marie Christina Kolo, Co-fondatrice du Réseau Climat Océan Indien_Madagascar,
  • Mithika Mwenda, Directeur exécutif de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA),
  • Constantin Grund, Représentant Résident FES Madagascar et également Coordinateur des politiques climatiques en Afrique au sein de la FES; qui assurera la modération de la discussion.

Enregistrements ici: https://www.fes.de/t3php/vera_nform.php?Veranummer=249512

 

Vous trouverez le programme complet au lien suivant https://www.fes.de/en/global-green-deals/program et toutes autres informations au https://www.fes.de/en/global-green-deals

Propositions contre le changement climatique

Les jeunes ont leur place dans les négociations internationales sur le climat

En décembre 2019 aura lieu à Madrid 25ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), la COP25. Bien que les négociations qui auront lieu dans le cadre de cette conférence seront surtout une affaire gouvernementale, les jeunes y ont également une part, dès la formulation des positions au point de vue national, aussi bien que la participation à terme à ces négociations et le processus y conduisant.

Durant la 4ème et dernière session de la formation de jeunes leaders luttant contre le changement climatique (YLFCC), Mme Lovakanto Ravelomanana, Directeur du BNCCC-REDD+, a présenté les bases des négociations internationales sur le climat, particulièrement les COPs ; et a par la suite discuté des spécificités de l’Accord de Paris. Comme les négociations internationales ont lieu au sein des Nations Unies et dans le cadre de groupes de négociations, M. Omer Laivao, Point Focal National sur les Changements Climatiques, a indiqué les groupes de négociations dont Madagascar fait partie, et les thématiques de négociations de ces groupes, notamment des PMA. Il a particulièrement fait état du déroulement au quotidien des négociations en indiquant les détails pratiques auxquels un négociateur doit faire attention. Mme Katia Mahery Rakotonirina, une ancienne participante au YLFCC qui a déjà assisté à deux COPs, a par ailleurs exposé sur la participation des jeunes aux COPs.

Dans la composante développement personnel, M. Andry Rakotonanahary, Consultant Formateur, a traité des techniques de négociations et de la modération de débat, avant d’initier la gestion de séparation, vu que la formation tirait sur sa fin, et s’est terminée le 31 octobre dans l’après-midi par la cérémonie de sortie de promotion.

Le changement climatique ne connaît pas les frontières, et la lutte contre ce phénomène se fait également sur le plan global. Les négociations sur cette lutte se passe malheureusement de manière inégale, les pays du Sud étant désavantagés sur plusieurs plans, allant de la taille des délégations jusqu’aux capacités. Il est ainsi d’autant plus important de former et d’intégrer les jeunes dans ces négociations, car nombreux d’entre eux sont déjà engagés dans cette lutte et ont démontré leur activisme.

 

Quel prix à payer pour l’émergence?

En collaboration avec le Cercle de Réflexion des Economistes de Madagascar (CREM) et l’Université d’Antananarivo, une série de conférences économiques sur « Les stratégies possibles pour le financement du développement et des besoins socio-économiques de la nation. » a eu lieu les 24 et 25 octobre au Grand Amphithéâtre EGS de l’Université d’Antananarivo. L’émergence de Madagascar, la politique nationale que tente de mettre en place les dirigeants actuels nécessite la mobilisation de fonds considérables ne serait-ce que pour les investissements des projets de grande envergure qui sont déjà en cours actuellement.

L’Industrialisation et l’amélioration des infrastructures repondant aux besoins d’exportation, un impératif pour le développement.

Durant la première conférence-débat, SEM Lim Sang-Woo, Ambassadeur de la République de Corée, a partagé les expériences de la Corée du Sud durant les 50 dernières années. Sa stratégie tournée vers l’industrialisation basée sur la valorisation des ressources humaines a permis de hisser le pays au rang de 10ème puissance mondiale. Dans ses partages , il a également insisté sur l’amélioration des infrastructures routières , l’agrandissement de ports , et l’amélioration de la qualité des services portuaires permettent d’attirer les investisseurs. Messieurs Dr Hery Ramiarison et Dr Olivaniaina Rakoto David, enseignants d’université, membres du CREM ont mis l’accent sur les enjeux des financements du développement dans un pays en voie de développement tout en proposant des systèmes de financement innovants comme les Assurances, les fonds souverains, le carbon market, etc.

Pour un développement durable, l’éducation doit faire parti des premières reformes

La deuxième journée a vu l’intervention du Dr Joseph Nkurunziza, professeur et vice-doyen à l’Université de Rwanda qui a parlé des expériences du Rwanda sur ses stratégies de financement du développement. Afin que tous les projets de développement aient une assise et se concrétise durablement , le gouvernement rwandais priorise la participation de tous les rwandais dans le processus de développement du pays. « Le Rwanda n’exclut personne pour son développement. Le Rwanda est composé de cinq provinces et d’une sixième province qu’est la diaspora » a-t-il expliqué. Après les événements tragiques de 1994, et malgré la réticence des bailleurs à financer la construction d’université dans la capitale rwandaise, le gouvernement a usé de ces ressources pour construire ce projet afin que les besoins en capital intellectuel soient compensés. Pour lutter contre « le fuite de cerveau », le gouvernement a amélioré la qualité d’enseignement en rivalisant les grands universités occidentaux. Actuellement , les postes de décisions sont attribués aux mêmes sortants des universités rwandais. L’éducation à la planification familiale a permis au Rwanda de descendre en moyenne de 6 enfants par famille dans les années 90 à 3 enfants par famille, améliorant ainsi la qualité de vie des ménages . Tous ces exemples parfois ambitieux ont commencé par l’information et l’éducation des citoyens pour qu’il y ait appropriation.

Le Dr. Aina Razafiarison, enseignant-chercheur, a quant à lui mis l’accent sur l’importance des institutions et le Professeur Mamy Ravelomanana, président de l’Université d’Antananarivo, pour sa part mis l’accent sur l’importance de l’industrialisation. « L’industrialisation entraîne consommation de masse et production de masse, il n’y a pas de croissance et pas de développement sans industrialisation ».

La voix des organisations de la société civile entendue

En parallèle à cette conférence, les représentants de la Société Civile ont rapporté les travaux effectués dans les régions de Madagascar en vue de formuler un document sur les besoins socio-économiques de la Nation. Les travaux ont commencé par la présentation des axes prioritaires définis dans 6 régions de Madagascar . A l’issue de ces axes , les facilitateurs ont observé des similitudes pour les grandes villes de Madagascar . Ces similitudes constituent les grands axes qui font l’objet de réflexion durant les tables rondes , les voici :

  • services sociaux de base où l’on tend à avoir des services publiques plus performants et plus accessibles
  • Développement économique, entrepreneuriat et emploi où l’environnement économique est voulu favorable, inclusif et bénéfique pour la population
  • Foncier où le règlement des litiges et conflits est géré grâce à la facilitation et une politique foncière claire
  • infrastructure, aménagement du territoire et urbanisme rime avec développement territorial harmonieux, inclusif, respectueux des valeurs et de l’environnement
  • gouvernance avec une meilleure gestion des ressources pour l’amélioration des services publiques

 

 

Pression sur la biodiversité

Open Space de la Jeunesse discute les conséquences du changement climatique

Les conférences débats s’enchainent sur la question du changement climatique. A l’heure où les jeunes agissent pour faire entendre leurs voix dans la défense de la cause, les jeunes issus des programmes Youth Leadership Training Program (YLTP) et Young Leaders Fighting Climate Change (YLFCC) de la FES ont organisé un Open Space regroupant les associations de jeunes et des organismes étatiques et non étatiques qui luttent contre le phénomène durant la journée du 19 septembre. Des conférences débats, des expositions des rencontres en petits salon et de échanges ont été au programme.

Le Changement climatique, de quoi parle-t-on ? Une présentation introductive a été faite par Madame Jane Razanamiharisoa du BNCCCREDD+ pour conscientiser les nombreuses personnes qui méconnaissent encore cette réalité bien présente et fortement menaçante à Madagascar. Mais la bataille n’est pas seulement au niveau terrain et environnemental, elle est aussi au niveau décisionnel et politique ; localement et sur le plan national et international. C’est dans ce sens que le concept de « justice climatique » a été présenté par Monsieur Haja Randrianomenjanahary du Forum Africain de la Justice Climatique (FAJC).

Deux débats en panel ont ponctué cette journée : « Introduire de nouvelles variétés dans la biodiversité : une mesure d’adaptation ? » avec la participation de Monsieur Haja Randrianomenjanahary de FAJC ; Hary Rajaonarison, Coordonnateur Régional de l’AVG Diana et participant au YLTP 2019 ; Sanda Anjara Rakotomalala de MYBN ; Mirindra Solofo Andriamarantiana de l’ONE et aussi participant au YLFCC 2019.  Le sujet est délicat dans la mesure où introduire de nouvelles variétés peut s’avérer nécessaire, pour des raisons de santé ou d’amélioration ; mais par ailleurs one ne peut jamais en mesurer les conséquences, qui peuvent être tout autre que ce que l’on attendait. L’autre débat qui a eu lieu dans l’après-midi s’intitulait : « L’océan est le plus grand puits de carbone de la planète » et les panélistes en étaient : Jaona Ravelonjatovo de Blue Ventures, Michael Manesimana du Projet d’Adaptation des Zones Côtières (PAZC), Mirindra Zo Andrianantenaina de l’ONG Maharitra, Cédric Ratsironkavana, économiste et participant du YTLP 2019 et le Professeur Jean Maharavo, Directeur de la station du Centre National de Recherches Océanographiques de Vangaindrano, qui a aussi en premier lieu présenté les « Effets du changement climatique sur l’océan ». Madagascar, a-t-on souligné, semble quelquefois oublier qu’elle est entourée de mer. De plus, non seulement en ce qui concerne l’océan, mais aussi dans d’autres secteurs, les décisions politiques ne tiennent pas compte de la recherche scientifique.

 

Protéger la mer et ses ressources

Faire face aux défis!

Au moment où le monde entier s’inquiète, à juste titre, de la destruction de l’Amazone par les feux de forêt, il est souvent oublié que la mer et sa colonne d’eau constitue le plus grand puits de carbone de la planète, et qu’il y a donc encore plus encore lieu de se soucier des effets du Changement Climatique sur l’océan, notamment pour une île comme Madagascar. Les participants du programme YLFCC de la Fondation Friedrich Ebert en sont devenus plus que conscients, particulièrement après avoir constaté de visu ces effets, et appris les différents exemples de stratégie, ce qui commence déjà par savoir nager.

La 3ème session de formation de jeunes leaders luttant contre le changement climatique (YLFCC) a eu lieu sous forme de voyage d’étude du 26 au 31 août 2019 à Toliara. Le choix du site est justifié par le thème du voyage d’étude, qui est : « Changement climatique et océan ». Par ailleurs, Toliara est le site de l’Institut Halieutique et des Sciences Marines (IHSM), institution unique en son genre à Madagascar, que les participants ont visité, et qui a également mis à disposition des personnes ressources.

Le Prof. Jean Maharavo, qui dirige la station du Centre de National de Recherches Océanographiques (CNRO) à Vangaindrano a délivré les présentations introductives sur les effets du Changement Climatique sur l’océan, et les stratégies de lutte y correspondant (atténuation et adaptation). Avec le Dr. Gildas Todinanahary, enseignant chercheur à l’IHSM, il a également accompagné et commenté les visites de site à Andrevo et Sarodrano. Après la visite du musée de l’IHSM, le Dr. Todinanahary a présenté des exemples de stratégies d’atténuation et d’adaptation : le développement de l’aquaculture et la gestion efficiente des écosystèmes vulnérable et leur exploitation. Avec quelques-uns de ces stagiaires, il a dirigé les sorties à Andrevo pour la visite de fermes d’aquacultures villageoises et pour avoir un aperçu de l’écosystème herbier ; et à Sarodrano pour l’identification d’écosystèmes vulnérables (récifs coralliens, mangroves), et la visite de récif frangeant dégradé.

Les séances de développement personnel, assuré par M. Andry Rakotonanahary, Consultant-Formateur, comprenant beaucoup d’exercices pratiques, concernaient la dynamique de groupe, la vision et la gestion de projet, la planification et la gestion de conflits.

 

par M. Dominique Rakotomalala
rakotomalala@fes.mg

Energiewende à la malgache ?

La 2ème session de la formation de jeunes leaders luttant contre le changement climatique (YLFCC), a eu lieu du 27 au 29 juin à Ambolokandrina. Le thème de la session portait sur les énergies renouvelables.

Les présentations thématiques ont été faites par Mme Mbolatiana Ranjevasoa, Directeur de l’intégration de la dimension environnementale au Ministère de l’énergie, de l’eau et des hydrocarbures ; M. Tsiky Robison, Chef de service au même ministère ; et M. Jean Gabriel Nirina du BNCCC. M. Daniel Brands a présenté les vicissitudes de la mise en œuvre de l’Energiewende en Allemagne ; tandis que M. Rivo Rakotondrasanjy, Associé fondateur d’Obio Hamy, a échangé avec les participants sur ses expériences de production d’éthanol à partir du manioc. M. Andry Rakotonanahary, Consultant-Formateur, a assuré les séances de développement personnel ; et Mme Ketakandriana Rafitoson, activiste, a partagé ses réflexions sur le programme de transition énergétique à Madagascar. Une visite des bureaux de WWF, alimenté en énergie solaire, a aussi été organisée.

La combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) est à l’origine de près des deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. La transition énergétique est donc une nécessité, également pour Madagascar, où l’importation de carburants fossiles représente par ailleurs une très lourde charge pour le budget national.